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18 décembre 2009 : Journée internationale des migrants

Aujourd’hui, l’ICHRP se joint à la communauté internationale en célébrant la Journée internationale des migrants. C’est le 4 décembre 2000 que l’Assemblée générale de l’ONU, prenant acte de la constante augmentation du nombre de migrants dans le monde, a proclamé cette journée.

Interview de Pia Oberoi, Consultante, Directrice de recherche dans le cadre du projet sur la migration mené par l’ICHRP

Pia Oberoi a travaillé avec Amnesty International, Forum Asia et le Haut Commissariat aux droits de l’homme sur les questions liées aux réfugiés et à la migration.


Prochainement, l’ICHRP publiera un rapport examinant les dispositions du droit international relatif aux droits humains. Ces dispositions protègent les migrants sans papiers et ceux qui font l’objet d’un trafic illicite. Le rapport fera des propositions quant à la manière d’intégrer ces dispositions aux politiques migratoires, tout en proposant des réflexions sur leur mise en application dans les domaines de l’économie et du droit. Deux documents, datant respectivement de 2000 et de 1990, soutiendront la réflexion : premièrement, la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et les deux Protocoles s’y rapportant, l’un relatif au trafic illicite de migrants, l’autre, à la traite de personnes ; deuxièmement, la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Ce projet mettra en rapport trois courants de pensée qui ont toujours influencé la politique dans ce domaine : il faut favoriser la mise en application du droit ainsi que le contrôle de l’état sur ses frontières souveraines ; les politiques économiques cherchent à faire du bénéfice en contrôlant l’immigration de travail ; enfin, il est obligatoire de protéger les personnes vulnérables de toute forme d’exploitation et d’abus. Selon le projet, les politiques sur la migration de personnes sans papiers (particulièrement celles qui font l’objet d’un trafic illicite), pour pouvoir être durables et défendables, doivent intégrer la protection des droits humains au même titre que d’autres propositions politiques.